06/01/2013: La nouvelle année s'est éveillée il y a quelques jours et L'Univers de Yamato répond toujours présent, d'autant plus qu'en ce mois de janvier, un événement quasi cosmologique concernant notre petit pays est plus que lié à la saga Yamato. En effet, l'un de ses principaux créateurs, à savoir Leiji Matsumoto en personne, est parmi les invités les plus prestigieux du 40ème Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (31 janvier 2013 - 3 février 2013). Son arrivée en territoire angoumoisin, annoncée depuis octobre dernier en divers médias, est donc attendue avec une certaine impatience, l'artiste n'ayant été invité tout le long de sa carrière qu'une seule autre fois en France, il y a peu, en juin 2011, lors du Festival international du film d'animation d'Annecy.

Leiji Matsumoto, né le 25 janvier 1938, fêtera ainsi son 75ème anniversaire à l'orée de son passage dans l'hexagone, et il sera également présent à Paris, dès le mardi 29 janvier 2013, à 18h30, à la Maison de la Culture du Japon, pour une rencontre-conférence.

Leiji Matsumoto fêtera également à cette occasion 60 ans d'une carrière ayant débuté en 1953 et fortement influencée par les oeuvres de l'illustre Osamu Tezuka, ce qui marqua son dessin durant de nombreuses années avant qu'il ne lui donne sa propre identité. Il était donc grand temps que le célèbre festival mette en lumière son oeuvre, tout en l'invitant.

Autre anniversaire, on soulignera à l'égard de la saga Yamato, l'un des fleurons les plus représentatifs du mouvement de cette culture, que le 1er janvier de cette année 2013 marque les 50 ans de la création des séries d'animation télévisées japonaises dans le format hebdomadaire de 25 minutes, le 1er épisode de la toute première série – Tetsuwan Atom alias Astro Boy – ayant été diffusé le mardi 1er janvier 1963, à 18h15, sur Fuji TV. Osamu Tezuka, à qui l'on doit cette naissance en adaptant l'un de ses célèbres manga, telle l'emprunte de l'esprit du jeune Tobio s’adaptant à son nouveau corps, est également passé au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, il y a de cela 31 ans, en 1981, mais de manière beaucoup plus discrète, pour y présenter son long-métrage Hi no tori 2772 / Phoenix, l'oiseau de feu (à lire ou relire à cette occasion l'article Mushi, Tôei, la guerre du feu).

Souhaitons à Leiji Matsumoto un accueil beaucoup plus chaleureux que celui qui fut fait à Osamu Tezuka alors relativement peu connût du public – si ce n'est par quelques connaisseurs ou téléspectateurs qui avaient vu quelques années auparavant ses Léo et Saphir dans la petite lucarne française –, ce qui ne devrait pas être difficile, et aux vues de son passage à Annecy, tant son univers poétique et ses personnages de forme mythique, tel le captain Harlock alias Albator, hante depuis plus de trente ans nombres d'esprits en notre pays.